
La taille d'image rétinienne est la hauteur A'B' de l'image qu'un objet, de hauteur et de distance données, forme au fond de l'œil. Quand l'image ne tombe pas exactement sur la rétine, on parle de pseudo-image rétinienne : la netteté importe peu, seule compte l'empreinte laissée sur la rétine. Après les chapitres consacrés aux positions (accommodation, compensation, presbytie), le cours s'intéresse donc aux dimensions.
Le résultat se démontre à partir d'un schéma de l'œil et d'un rayon passant par le centre. Tu vois pourquoi l'angle ressort réduit, puisque les indices avant et arrière diffèrent. Tu justifies aussi l'emploi des conditions de Gauss et le recours à la relation de Lagrange-Helmholtz. Tu sais alors quelles données de l'énoncé sont indispensables, notamment la longueur de l'œil.
Quand les deux yeux fixent le même objet, leurs images rétiniennes peuvent différer. Le rapport anisoéiconique ρ mesure cet écart. Sa démonstration montre que plusieurs grandeurs s'éliminent d'elles-mêmes, et que seule la comparaison compte, pas la taille elle-même. Tu apprends à interpréter ρ au regard de la fusion : confortable, inconfortable ou impossible, selon des seuils à connaître.
Deux facteurs commandent la taille d'image : la longueur de l'œil et la puissance du verre. Avec lunettes, la chaîne d'images traverse le verre puis l'œil, ce qui impose de situer l'image intermédiaire grâce à la relation de Chasles. Les règles d'estimation, ρ axial, ρ puissance et ρ estimé, évitent le calcul complet pour un objet à l'infini. L'énoncé donne alors des proximités rétiniennes, et non des longueurs, ce qui piège beaucoup d'étudiants. Tu sais aussi décider quel œil l'emporte et quand les effets s'additionnent ou se compensent. Le schéma, construit pour chaque œil, doit rester cohérent avec cette conclusion.
Le cours distingue l'anisométropie de puissance, l'anisométropie axile et l'anisométropie mixte. Pour chacune, tu sais ce qu'implique l'écart entre les P' des deux yeux, même quand l'énoncé ne les fournit pas. Tu replaces enfin le rapport anisoéiconique dans le diagnostic d'un trouble de la fusion, aux côtés des autres causes possibles.