Les réserves fusionnelles sont les capacités maximales de convergence et de divergence musculaires dont dispose un sujet pour réaligner ses lignes de regard sur les rayons, une fois la convergence accommodative déclenchée. Le chapitre fait la jonction entre l'accommodation de 1re année et les phories de 2e année. Il montre pourquoi la phorie doit être considérée en VL comme en VP, et pourquoi la convergence accommodative, réflexe, se distingue de la convergence fusionnelle, seul véritable effort musculaire.
La mesure repose sur les prismes, bases internes pour la divergence et bases externes pour la convergence, dans les deux distances. Tu apprends à placer flou et bris sur le diagramme, et à distinguer ce qui relève des muscles de ce qui relève d'un relais accommodatif ou d'une désaccommodation. Tu comprends aussi pourquoi le flou précède le bris dans certaines situations et pas dans d'autres, et ce que sa présence en VL dit d'un sujet mal compensé.
Les critères de Percival et de Sheard sont énoncés, comparés et appliqués en VL et en VP. Tu vois pourquoi le premier, séduisant, ignore la valeur de la phorie, alors que le second la prend en compte. Le jeu phorique, le passage de la VL à la VP, est traité comme un indicateur du couplage accommodation-convergence, à situer par rapport aux moyennes statistiques. Les conséquences en pratique sont abordées : prise en charge d'une insuffisance de réserves (prismes, entraînement orthoptique) et pièges de la correction d'un sujet jeune qui masque son exophorie par l'accommodation.
La stéréoscopie est la vision de l'espace, permise uniquement par la vision binoculaire ; l'acuité stéréoscopique est la capacité à situer les objets dans cet espace. Le cours explique ce que les indices monoculaires ne permettent pas, revient sur l'horoptère et démontre le rôle des aires de Panum dans la fusion de points hors horoptère. Le test polarisé est décrit en vue de dessus : disparité linéaire, angle stéréoscopique, conditions d'un soulèvement ou d'un recul, seuil de diplopie et seuil stéréoscopique. Il situe aussi la stéréoscopie au troisième degré de la vision binoculaire, et explique l'effet d'une anisométropie non compensée.