
Un sujet est parfaitement compensé lorsque le verre est réglé pour qu'il voie net à l'infini : le foyer image du verre coïncide alors avec le punctum remotum de l'œil. On émétropise le sujet, c'est-à-dire qu'on le fait se comporter comme un émétrope. Le chapitre établit aussi pourquoi la distance verre-œil crée toujours un écart entre l'amétropie et la compensation. Cet écart n'est pas anodin : il croît avec la puissance et explique la différence entre compensation en lunettes et en lentilles.
Le chapitre traite les deux sens du problème. Tu apprends à déterminer la puissance à commander pour un myope puis pour un hypermétrope, et à remonter de la compensation à la réfraction axiale. Dans les deux cas, la démarche repose sur une chaîne d'images posée en préalable et sur un enchaînement d'étapes à respecter rigoureusement. Tu y vois aussi à partir de quelle valeur l'écart devient significatif face à la normalisation des puissances.
L'accommodation nécessaire est reprise pour un sujet parfaitement compensé qui regarde un objet proche. Le chapitre compare l'effort demandé à un myope, à un hypermétrope et à un émétrope pour un même objet. Il en tire une conclusion sur l'inégalité des sujets face à l'accommodation, un point central pour comprendre les gênes en vision de près.
Le parcours d'accommodation est étendu au sujet équipé : il s'agit de situer R, C et P non seulement par rapport à l'œil, mais aussi par rapport au verre, c'est-à-dire de caractériser ce qui se passe devant la lunette. Le chapitre revient d'abord sur l'hypermétrope sans correction, dont le tracé se scinde en deux parties. Il compare ensuite les zones de vision nette confortable et nette inconfortable du myope et de l'hypermétrope compensés.
Ce chapitre fixe quand employer l'une ou l'autre. La traversée d'un système relève de Descartes. Le changement d'origine pour un même point relève de Chasles. Cette distinction structure tous les calculs en lunettes. Elle débouche sur la presbytie, l'accommodation vraie et l'accommodation apparente, au programme de la suite.