Une phorie dissociée est la position des lignes de regard au repos, c'est-à-dire en l'absence de tout stimulus de fusion. Quand tu fixes un objet, les muscles oculomoteurs alignent tes yeux sur les rayons. Une fois la fusion cassée, ils quittent cet alignement. Le cours distingue les comportements possibles : orthophorie, ésophorie et exophorie dans le plan horizontal, hyperphorie droite sur gauche ou gauche sur droite dans le plan vertical.
Le filtre de Maddox, un verre de forte puissance, transforme le point lumineux vu par un œil en une droite rouge. Les deux yeux reçoivent alors deux images trop différentes pour être fusionnées. Un schéma de l'œil compensé justifie pourquoi ce verre donne une droite plutôt qu'un point. Le cours explique aussi pourquoi l'orientation de la droite dépend du plan étudié. Les conditions de passation sont précisées : sujet parfaitement compensé, œil fixateur imposé, test réalisable en VL comme en VP.
À partir de ce que perçoit le sujet, tu déduis la phorie par trois schémas : le couple oculaire, l'œil cyclope et l'extériorisation. La vue de dessus sert aux phories horizontales et la vue de profil aux phories verticales. Le cours traite l'ésophorie et l'exophorie en VL puis en VP, ainsi que les deux hyperphories. Il détaille les exigences de construction : point haut en VP, flèches, titres, lignes de regard, et les erreurs qui pénalisent.
La mesure s'exprime en dioptries prismatiques, grâce au prisme de réalignement qui ramène la droite sur le point lumineux. Le cours rappelle le principe de la déviation d'un rayon par un prisme. Il montre comment construire la compensation schématiquement, avec un ordre de tracé précis, et comment en tirer l'orientation de la base. Les hyperphories obéissent à une logique différente des phories horizontales, que le cours résume par un moyen mnémotechnique.
Les valeurs normales en VL et en VP, dans le plan horizontal comme dans le plan vertical, sont à connaître. Le cours explique pourquoi une phorie importante impose un effort permanent de convergence ou de divergence pour garder une vision simple, avec les céphalées, la fatigue et la diplopie qui peuvent en résulter. Il nuance aussi ce que « hors norme » signifie. Ce point ouvre sur le rôle de l'accommodation, développé dans le chapitre suivant.