La convergence est la rotation des deux yeux qui aligne chaque ligne de regard sur l'objet fixé, condition pour le voir simple et non double. Le point de convergence est l'intersection des lignes de regard. Le programme de 2e année déplace la question : il ne s'agit plus de savoir quand l'image est nette ou floue, mais quand elle est simple ou double. L'œil n'est plus modélisé par H' et R' : il devient un globe oculaire repéré par son centre de rotation Q', point par lequel passent tous les rayons qui entrent dans l'œil. L'image doit se former au centre de la fovéa.
Le cours construit le couple oculaire en vue de dessus, avec ses lignes de regard, ses fovéas et son point de convergence. Il distingue l'écart entre les centres de rotation de l'écart pupillaire, que l'on confond souvent. Il établit ensuite la rotation ω' de chaque œil à partir du triangle formé avec l'objet. Tu découvres la dioptrie prismatique, unité propre à la convergence, et sa conversion en angle métrique.
Avec des lunettes, l'objet n'est plus visé directement. Il faut positionner Q, l'équivalent objet du centre de rotation, avec la relation de Descartes. Il faut ensuite distinguer le rayon incident du rayon émergent, sur lequel les yeux s'alignent réellement. La relation de Chasles relie les données aux angles recherchés. Tu comprends l'écart entre plan de fixation et plan de convergence, le rôle des effets prismatiques hors du centre optique, la différence entre verre négatif et verre positif, et le cas de l'anisométropie, où le point de convergence se décale d'un côté.
Le champ de regard repose sur le même modèle du globe oculaire. Tu compares le champ à travers le verre et le champ à travers la monture seule. Cette comparaison fait apparaître le scotome pour un signe de verre, et un gain de champ pour l'autre. Elle débouche sur la comparaison lunettes et lentilles : champ de vision, effort de convergence et accommodation ne varient pas de la même façon.