
Le chapitre donne la définition exacte à retenir : le sujet est parfaitement compensé en vision de loin et présente un inconfort en vision de près. Ce critère est précis. Le presbyte voit net, mais lire longtemps devient pénible (yeux qui piquent, qui tirent, qui pleurent, maux de tête). Un inconfort chez un sujet mal compensé n'est donc pas de la presbytie. Le cours en explique l'origine, une réserve d'accommodation qui diminue avec l'âge, et la replace par rapport à la distance Harmon.
Cette notion est la plus délicate du chapitre. L'accommodation vraie est l'effort réel de l'œil. L'accommodation apparente est le résultat obtenu par le couple œil + verre, mesuré dans l'espace objet, devant le verre. Tu vois pourquoi les raisonnements ne passent plus par le fond de l'œil, ce que cela change dans le travail avec AL max et AL conf, et comment lire un énoncé dont certaines données restent implicites quand le sujet est parfaitement compensé.
Le cours installe une méthode complète fondée sur les chaînes d'images et la relation de conjugaison. Tu apprends à établir le parcours d'accommodation en vision de loin (RL, CL, PL). Tu en déduis l'addition nécessaire pour que le sujet soit confortable à la distance de travail souhaitée, puis le parcours en vision de près (RP, CP, PP). Le chapitre précise aussi les conventions de représentation : deux schémas superposés, compensations et HH' alignés, zones nettes et confortables distinguées des zones nettes mais inconfortables.
La comparaison des deux parcours débouche sur une conclusion d'équipement. Le chapitre établit le critère qui rend les bifocaux possibles, puis les situations où la vision intermédiaire impose des progressifs. Il explique aussi pourquoi, du point de vue du confort visuel, le bifocal reste la meilleure option quand il est envisageable.